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 Eliandir Sinaril, le sylvari aux masques.

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Eliandir
Le Vizir de l'ombre
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Age : 23
Localisation : In Dhuum's Lair

Jeu 2 Oct - 0:55




  Aujourd'hui, alors que ma vie est gravement menacée, je me sens obligé de coucher sur le papier ce qui reste de ma conscience, mes pensées et souvenirs. Ils sont fragmentaires, mais c'est tout ce qu'il me reste.

  Je suis un second-né éclos il y a 17 ans de cela. Assoiffé de découverte et d'aventure, j'ai bien vite quitté le Bosquet pour arpenter la Tyrie. Durant mon errance, j'ai tâché d'aider le maximum de personnes de par le monde, m'attirant une certaine renommée en tant que bienfaiteur. Un jour, un agent des Soupirs m'a contacté, me demandant de rejoindre l'Ordre. J'ai accepté, dans le but d’œuvrer a la destruction de Zhaitan. Ainsi, j'ai grimpé les échelons jusqu'à devenir un membre important de l'Ordre. Mon travail consiste en la prévention de catastrophes non liées aux dragons. De fait, il est rare qu'il se passe un événement en Tyrie sans que j'en sois informé.

Très Bien... Cette partie là est claire. Place au gros du problème. Mon pouvoir.

Mon don pour les illusions est un mystère pour moi. Pire, une anomalie. Certes, il est utile pour soutirer des informations mais... Il est effrayant. Grisant. J'ai constamment peur qu'il me submerge. Peu après mon éclosion, alors que j'étais encore enthousiaste à l'idée d'un pouvoir surpuissant, j'ai tenté d'en repousser les limites...
Et c'est tout ce dont ce crétin se souvient de la seule action intéressante qu'il ait entreprit dans sa vie. A cette époque, il avait encore une once d'ambition... Tenter de générer un esprit par le pouvoir, c'était brillant. Après tout, il m'a créé par ce biais, m'octroyant mes ailes... En coupant les siennes.
... Et j'en ai gardé de graves séquelles. Ces pertes de mémoire impromptues sont un poison pour moi. Parfois je suis à un endroit, et après un trou noir total, je me réveille dans un lieu complètement différent. Et toujours ce mal de crâne... Quand on a une migraine permanente, on apprend a vivre avec, comme on vivrait avec une personne trop envahissante, la douleur parasite devenant habituelle. C'est seulement a son paroxysme...
Que j’apparais.  Je ne comprend toujours pas comment il fait pour ne pas s'en rendre compte, mais ça m'arrange... Cette ridicule naïveté est certes consternante, elle me permet d'être d'autant plus libre pour me livrer à mes... activités.
... Que je perds le contrôle, et par là même, la mémoire. J'ai tenté de multiples thérapies mais personne n'a été en mesure de me soigner. Les médecins semblent effrayés, comme si ce qu'ils avaient diagnostiqué les avaient traumatisé au point qu'ils n'osent en parler.
... Evidemment il cherche à capter le problème... Tous ces médecins ont eu affaire à moi. Ou plutôt à eux même... C'est quand un homme se retrouve confronté à ses peurs les plus intimes qu'il révèle ce qu'il est vraiment. Qu'il soit un lâche vermisseau, un héro combatif... Chacun devient pétrit d'une peur primale, d'une émotion incomparable. Le désespoir... Prémices subtils de la folie. Car c'est ça que tout un chacun dissimule au fond de son cœur. La peur est le moteur de l'homme, Je lui fournis son combustible. Si mon existence rythmée par les déconnexions de l'autre abruti n'a pas de sens, je lui en donne un. Je suis cet être, terré dans l'inconscient assoupi, assaillant les rêves pour les muter en cauchemars. Celui qui sème la peur pour récolter la folie. Le corbeau qui dissimule la lumière de son noir plumage, ruinant l'espoir. JE SUIS VIVANT !
... Que suis-je ? Un monstre ?
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Eliandir
Le Vizir de l'ombre
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Age : 23
Localisation : In Dhuum's Lair

Dim 8 Mar - 18:59




Pensée volatile


La nuit sur les collines de Kessex redonnait ses lettres de noblesse à ces contrées désormais dévastées par la guerre. Les vestiges du monument érigé par les kraits semblaient presque beaux lorsque la lune leur donnait son halo.
Quelque part sur ces terres déchirées, se trouvait les ruines d'une vieille maison, inhabitée avant même que les débris de la tour ne la réduise en vestiges.
Cette nuit là, dans un silence qui aurait pu laisser penser que les lieux étaient sans dangers, une ombre glissa parmi les décombres, déambulant comme à la recherche de quelque chose. Arrivée dans ce qui fut une salle à manger, elle s'arrêta, ramassant un papier déchiré sur le sol chargé d'années de poussières.
Un son, comme un rictus, se fit entendre lorsque la silhouette parcourut rapidement des yeux les écrits lavés par le temps sur le papier.

Jour 17 :


Résult... Satisfaisants.
Doit test... en milieu insonorisé.
Améliorati.... psyché.


...Doit tenter d'aller plus loin.




La brume des souvenirs l'enveloppa alors qu'il descendait un escalier miraculé, atteignant une cave.
Brusquement un flash. Alors qu'il posait les yeux sur Elle.
Elle lui avait presque manqué... Après tout s'il était là, c'était un peu grâce à Elle. Dans sa splendeur cliquetante et soyeuse, l'un des esprits les plus grands de ce monde avait vu le jour.
Il ressentait encore sa caresse sur ses poignets et ce goût métallique si subtil lorsqu'elle lui apprenait, lentement, qui il était.
Il ferma les yeux, inspirant dans un frisson glacé les miasmes de son enfance. Se laissant porter par la reconnaissance qui l'envahissait.

...

Douleur.
  Il le revoyait enchaîné, les liens d'acier lui mordant les poignets. Il sentait le courant affluer dans ses neurones comme une cascade d'acide directement versée sur ses nerfs déjà usés par les multiples essais.
Il le sent ouvrir les yeux, posant son regard sur un homme brun-roux plongé dans l'observation d'une console. Il tente de parler mais retombe dans un enchaînement de spasmes.
Cette succession de signaux s'entrechoquant émis au cerveau le rendait presque incapable de penser correctement. Mais il le fallait. Il voulait dépasser ses limites, faire croître ce pouvoir qui avait si bien fleuri en lui. Il serra donc les dents, attendant que la tourmente psychique cesse. Attendant les résultats.
L'étreinte rassurante de l'inconscience accueillit ses dernières pensées tandis que le processus s'achevait.
Noir.


-"Eliandir ? Vous m'entendez ? Allez, répondez bon sang !"

 Ses paupières semblaient lourdes comme deux chapes de plomb posées sur ses yeux. Il se forçait pourtant à les ouvrir, laissant un éclat de lumière transpercer son crâne.
-"Je... je vous entends... Professeur."

  L'homme qui lui faisait face posait son regard presque inquiet sur son sujet d'expérience. Bien bâti, la quarantaine, ses iris d'un vert éblouissant renvoyaient le regard malade de son cobaye.
-"L'expérience est un succès, J'ai découvert que l'objet réagissait positivement aux injections de magie qu'on lui envoyait. Des traces de votre pouvoir subsistent dedans !"

  Eliandir, toujours enchaîné, esquissa un sourire faible, soulagé que sa torture ne soit pas vaine.
-"Ce qui veut dire... Que l'on peut commencer l'expérience Anima ?"

  Le scientifique sourit de plus belle. Il tenait l'objet en question dans sa main, le faisant rouler dans sa paume. Eliandir pouvait distinguer ce qui semblait être une statuette entre les doigts gantés de l'homme.
-"Précisément, et peut être dès demain ! Profitez de votre nuit... A l'aube on commence l'opération."
Avec un soupir, il prit la main moite du sylvari attaché à sa chaise d'expérimentation.
-"Vous n'imaginez pas à quel point la science progressera grâce à vous... Et à quel point votre pouvoir peut servir de grandes causes. Vous êtes un héros, Eliandir."

  Le sylvari sourit de plus belle, oubliant comme par magie les heures de travail mental supportées pour en arriver là. Le scientifique ouvrit les liens en acier, libérant les poignets meurtris de son sujet, puis retourna à sa console après une tape sur l'épaule de ce dernier.
Eliandir se leva, et tituba jusqu'à sa paillasse, s'allongeant dessus, ne sentant pas combien son ossature se devinait maintenant sous sa fine écorce sombre. C'est en ayant l'impression de faire quelque chose de bien qu'il sombra pour une énième fois dans l'inconscience.
Noir.

  La silhouette rouvrit les yeux. Elle alla jusqu'à la chaise d'expérimentation, passant une serre sur le bois poli dans une caresse presque tendre. Elle se détourna et s'accroupit, ramassant un objet dans la poussière. A la lumière bleutée de la lune filtrant par l'escalier, il détailla avec amusement une petite statuette. Un corbeau stylisé apparemment, peut-être de manufacture Norne. Après l'avoir contemplée quelques secondes, il la replaça dans la poussière, dans ce lieu ou il était né.
Puis, comme un rêve, sa silhouette s’effaça dans la pénombre.
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Eliandir Sinaril, le sylvari aux masques.

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