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 [BG] Lilly Doll dite La Marionnettiste

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Lilly Doll
La Diplaymate
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Age : 24
Localisation : Quartier de Salma, Promontoire

Mer 10 Sep - 19:50

Alors que vous entrez dans une des nombreuses auberges du Promontoire divin, vous remarquez qu’un petit carnet en cuir rouge, à peine usé par le temps, trône au beau milieu d’une table. Curieux, vous commandez votre verre tout en observant le livre avec intérêt. L’hésitation perdure puis vous convainc de le lire.

Déposant votre verre sur la table, vous vous installez confortablement et déliez l’ouvrage de son ruban rouge pourpre.

Ce dernier semble très léger. "





~Mise en place de l’histoire. Ouverture du cœur.~




Vous sursautez. Cette voix s’est imposée dans votre esprit comme par magie. C’est louche.
Aussitôt, le livre s’ouvre de lui-même.

Le maigre carnet semble prendre peu à peu de la consistance. Les pages sont fines, mais d’un nombre infini. Il parait sans fin !
Vous observez la première page.

Vierge de toute écriture, une esquisse se forme sous vos yeux. Une petite note en bas du carnet, écriture d’un style adroit et arrondi :


Citation :
« A celui qui n’est pas maitre de ce livre.
La clé de sa liberté se trouve à la suite de cet avertissement. Si vous avez suffisamment de bon sens et de cœur, laissez ce livre où il est. Si personne d’autre ne vient le reprendre, cherchez son nom et rapportez-le lui.

Si vous ne voulez pas mourir, n’ignorez pas ce message. »

« T.H. »

Vous regardez autour de vous, avant de reposer les yeux sur ces lignes… qui ont disparu. Interloqué, vous tournez la page.

De nouvelles lettres apparaissent, toujours de la même écriture, fine et noble :


Citation :


« Elle a choisi son premier nom par amour pour son père, qui croyait en elle en tant qu’être doué de sentiment. La suite de son identité est son héritage paternel. Fière de son nom, elle s’affirme ainsi en tant qu’humaine joyeuse et malicieuse.
Son nom est ce qui la maintient en vie, la force de ses souvenirs. Jamais elle ne devra l’oublier. Mais elle devra toujours le garder pour elle seule. Au risque de dévoiler sa plus grande faiblesse. Un contrôle qui ne lui appartient pas.»

« Son deuxième nom est un leurre. Un masque de scène pour cacher ce dont elle est capable. Ne jamais oublier cette appellation, signe de sa perte et de sa folie redoutable. Ombre de la fau pesant sur votre nuque. Signe d’une folie qui découle d’un triste passé »


Une petite phrase s’ajoute au paragraphe, apparaissant et disparaissant plusieurs fois.


Citation :
« Prenez garde au regard »


Une fois cette ligne complètement effacée, vous relevez la tête. Quel est cette magie étrange ?
Vous tournez une nouvelle page. Un nouveau paragraphe se dévoile, continuant son histoire muette.


Citation :
« Ce livre n’est pas comme les autres. Je l’ai créé de manière à ce qu’il suive la lignée du temps et de l’espace. Malgré ma mort, dix-sept ans se sont écoulés. Ce n’est pas moi qui le dit. C’est ce livre. »

Vous commencez à être sceptique. Comment un livre aussi magique puisse être aussi proche du temps d’aujourd’hui ? Vous le fermez, l’inspectez dans tous les sens, cherchez une trace de magie quelconque à l’origine de ce stratagème angoissant. Mais vous ne trouvez rien. La seule chose que vous constatez, c’est que votre verre est vide. Vous en commandez un deuxième, voir un troisième et votre lecture recommence de nouveau.

Une autre page se tourne. Une illustration se dévoile à côté du texte courbé.



Citation :
« Depuis qu’elle est née, elle a ce talent incroyable de jouer les plus beaux tours de magies aux enfants. Grace à notre art commun, elle donne vie à nos créations et émerveille les plus innocents, comme les plus érudits. Ses illusions sont certes simples mais si belles… sa douceur est sans pareille. Et son pouvoir exceptionnel. »

« La magie des envouteurs est si merveilleuse, je m’en rends compte aujourd’hui. Ses talents d’illusionniste sont capable d’insuffler le bonheur au plus grincheux, répandant les rêves et l’espoir autour d’elle. Un décor pour la vie. Mais plus je la vois grandir, mieux je comprends le risque redoutable qui la ronge. Un jour ou l’autre, son pouvoir pourrait être contrôlé par quelqu’un d’autre. Et elle pourrait être manipulée odieusement pour de sombres desseins.»

« Je sais. Je ne suis guère optimiste. Je crois en ses capacités. Mais quand j’ai pu constater sa fragilité, j’ai peur que des personnes malintentionnées jouent avec ses illusions pour la liguer contre la lumière qu’elle apporte à ce monde. Jouant avec ses souvenirs, la transformant en un redoutable prédateur de cauchemar et de désolation.»

« Une fleur si jolie. Si forte. Mais si destructrice. »

« Ce livre lui permettra de ne pas oublier son existence. Il garde son passé en lieu sûre, écrit au fur et à mesure de notre aventure à tous deux. Elle seule pourra lire la totalité de ses lignes et en continuer la suite. Mais en théorie elle n’a pas besoin de ce carnet. Rien qu’en sachant son nom, sa mémoire restera intacte et recouvrera tout ce qui a pu être perdu. »

Vous tournez une nouvelle page. Un nouveau texte se dévoile, suivit d’un paysage assez tendre. Une jolie petite place reculée dans le nord de la capitale, joliment fleurie. Les ombres se déplacent sur la page comme si le dessin vivait.

Citation :

« Son talent de marionnettiste arrive à un niveau tel que je n’aurais bientôt plus rien à lui apprendre ! Sa créativité est sans pareille ! Son ingéniosité dépasse l’entendement. Et pourtant ses poupées manquent de sourire. Cela me réjouis qu’elle ait encore besoin de son vieux père.»

Un autre dessin se dévoile, celui d’un homme à la barbe bien dessiné, au regard doux. Ses cheveux sont d’un blanc éclatant. Et la rondeur de ses joues montre qu’il a profité des petits plaisirs de la vie. Vous constatez alors ce sourire si pure et simple qui vous faits instinctivement sourire. Une autre esquisse se dévoile derrière lui, celui d’une jeune femme aux boucles d’or. Mais vous ne pouvez voir les détails de son visage cependant.


Citation :
« Je suis le descendant d’une noblesse de haute lignée, une famille de comte, qui a sans doute disparu aujourd’hui après tout ce temps, ou peut-être pas, grâce à ma fille. Auquel cas il vivra éternellement dans l’ombre de son histoire. »

« Je suis reconnu surtout pour mon expérience en tant qu’un ingénieur talentueux et renommé. Appelé un peu partout et surtout ailleurs en période de guerres, je me suis évertué à rester fidèle à ma capitale. Mais la noblesse et son protocole m’ont toujours pesée. »

« Un jour, j’ai décidé de tout arrêter pour aspirer à une vie plus simple et modeste. Malgré le talent que seul mon entourage reconnaissait, je préférai la vie joyeuse des gens simples. Fuyant la cour, pour laquelle je revenais si cela était nécessaire, j’ai construit une petite boutique de marionnettes dans l’extrême nord du Promontoire Divin. Qu’elles soient magiques ou bien mécaniques, je cherchais toujours à transmettre à mes visiteurs la joie et le bonheur que j’insufflais à mes inventions. Un sourire, un regard. Et aussi étrange que cela puisse paraître, j’avais rapidement atteint cet objectif. Ce qui comblait mes espérances. »

« Lilly est née avec cet héritage d’amour, se proposant parfois pour faire des petits spectacles de poupées au centre du Promontoire en ma compagnie. Spectacle peu fréquent mais qui avait le mérite d’offrir de beaux rêves aux spectateurs de passages. »

« Ma tendre Lilly. Je ne sais si elle continue tout cela aujourd’hui. Mais ce dont je suis sûr, c’est qu’elle continuera de défendre avec vigueur l’innocence de l’enfance, si facile à manipuler, à détruire selon ses désirs, ses envies… Elle cherchera toujours à protéger les rêves de quiconque. C’était sa vocation, malgré son si jeune âge…  Comme la mienne.»

La page s’efface et tourne d’elle-même sur un portrait d’une jeune femme. L'esquisse est à peine terminée. Mais on peut y déceler la clairvoyance de son regard si triste vers l'horizon.

Citation :
« D’une beauté étrange et envoutante. Sa peau est de porcelaine avec une légère teinte rosée sur ses joues. Elle possède un petit nez en trompette, dessiné avec soin.

« Quant à ses grands yeux elle aime les maquiller, dégager son visage de sa masse bouclée pour en exhiber tout leur charme. Mais après son accident, elle a préféré garder une épaisse mèche pour cacher la moitié droite de son visage. Et quand elle relève ses cheveux en un ravissant chignon, elle porte son cache-œil noir brodés de fil d’or que je lui avais confectionné moi-même, un soir d’hivernel. »

« Son seul œil visible est son œil gauche. La pupille ambrée sertie de multiple paillette dorée près de l’iris. Son regard est clairvoyant, vif et observateur. »

« Et son sourire… son sourire est teinté de mystère, entre la joie, la mélancolie et la curiosité. Un sourire énigmatique, qui signifie tout et rien à la fois. J’aimerais tellement reproduire ce sourire sur mes poupées… »

« Elle a toujours d’une très grande élégance tant par son comportements que par ses manières, jusqu’à ses huit ans. Elle est d’une générosité et d’une affection sans borne. Quand on la regarde, on ne peut être que charmée par sa personne même. »

Vous vous perdez dans la contemplation de ce visage d’ange jusqu’à ce qu’il s’oublie peu à peu dans la blancheur de la page. Vous tournez la page.
Il n’y a aucune esquisse mais un long chapitre que vous lisez attentivement.


Citation :
« … indéfinissable ! »

« D’une très grande tendresse, curieuse, elle a une attitude assez noble avec ses manières délicates et son port de tête élégant. Son esprit est divisé. D’une part précise et à la fois hésitante. Elle représente un oui et un non. »

« Toujours à chercher un équilibre entre ses sentiments et ses pensées. Toujours la peur de s’affirmer pour lâcher le monstre qui sommeille en elle, la victime parfaite de tout marionnettiste. Jamais je ne la laisserai seule. Je ferai toujours en sorte qu’elle sache qui elle est. »

La page se tourne une nouvelle fois. Un avertissement vous fait face.

Citation :
« Elle ne doit JAMAIS donner son nom ! »

« Au risque de ne plus se reconnaitre et de saisir le monde. Elle est de loin mon trésor le plus précieux, ma fille, ma force. Mais son pouvoir de manipulation pourrait corrompre le plus terrifiant des monstres. Elle s’insère dans l’esprit et le cœur des gens à sa guise. Elle est capable de beaucoup de choses. Juste… avec son œil… et ses mains… et tout cela avec ses talets d’envouteurs. »

« Son pouvoir… dépasse la connaissance humaine. »

« Lyssa. Toi qui veille sur elle. Pourquoi un tel dessein pour cet enfant ? »

La dernière phrase semble rester en suspens, pour s’effacer comme toute les autres dans un soupire indicible. Vous tournez les autres pages mais vous ne constatez aucun changement. Vous semblez un peu circonspect. Qui donc est cette étrange personne qui semble si dangereuse et pourtant si gracieuse…

Vous reposez le carnet devant vous, puis terminez votre verre. Pensif, vous ne remarquez pas que le lien de cuir se détache tout seul au bout de quelques minutes. Vous sursautez quand les pages s’ouvrent violemment pour s’arrêter en plein milieu de l’ouvrage. L’écriture se forme sous vos yeux. Mais ce n’est plus la même. Elle semble plus féminine, plus douce, mais plus enfantine aussi.


Citation :
« Papa. Mon cher Papa… Que t’ont-ils fait… ? »

Une trace de larme apparait.
Les pages se tournent et s’arrêtent de ci de là sur de multiples phrases.


Citation :
« Tant de personnes que je peux guérir, sauvern ou tuer par la folie… Mon pouvoir papa. J’ai peur que tu en sois effrayé… suis-je… un monstre ? »

« Mon œil ! Il me fait tellement souffrir ! Papa ! C’est intenable ! Je t’en supplie, aide-moi !! »

Le manège des pages semble sans fin. Comme si le carnet souhaitait vous faire part d’un lourd secret. Les pages s’affolent, vous avez du mal à tout lire.

Citation :
« Toujours discrète... ne jamais me montrer... »

« Personne ne doit ouvrir la boutique ! Personne ne doit me voir ! Elisabeth ! Ne revient pas avec la clé, je t’en conjure! Emmène-là loin! Laisse-moi seule !! »

« Papa… Je t’aime tant… pourquoi t’ont-ils fait cela… pourquoi ? »

L’encre noire devient alors rouge sang. Vous froncez les sourcils. La texture du papier semble plus molle que d’habitude, presque fragile au toucher. On dirait que quelqu’un a beaucoup pleuré sur ses pages… des gouttes de sang apparaissent de ci de là. Plus vous parcourez le livres et mieux vous vous rendez comptes que l’écriture se fait plus adroites

Citation :
« … Ils ont osés… Ils ont osés… mourir… VOUS ALLEZ TOUS MOURIR ! Je n’en n’épargnerai aucun du tribunal, et ma vengeance sera terrible ! »

« Ôtons ces vilaines entrailles qui ne sied guère à votre teint… Oh, vous avez mal ? Attendez que je vienne chercher votre cœur… et je plantais ma main dans son thorax. Doigts par doigts. Le sang giclait de partout. Ma victime suffoquant de douleur. L’illusion était  son paroxysme. Il se tuait lui-même »

« Qu’il est bon de manipuler des gens aussi aisément. Le pouvoir. Il n’y a que ça de vrai ! »

« Bientôt la fin de la traque. Nous allons y arriver. Nous allons mettre un terme à tout ça. Papa tu ne seras pas mort en vain. Frédérique a raison. Cette vengeance était nécessaire. »

« Pourtant je me sens tellement mal... pourquoi ? »


« … Menteur… il m’a menti… il m’avait promis… Mon nom… qui suis-je… oh mon dieu qu’ai-je fait ? »

La couleur de l’encre s’intensifie jusqu’à vous aveugler.

Citation :
« Jamais … Jamais je ne dois recommencer ce calvaire. Trop de gens sont morts… tuer… non… NON ! Il faut contrôler cela ! Jamais ! Plus jamais ! »

« Les siècles passent, le carnet est avec moi. Je ne t’oublie plus Papa… j’apprends… je ne fais plus d’erreurs… »

« Folie d’âme m’entourant. Je les vois pures et bleutées. Je peux déceler le bien en chacun de vous… »

« Sales voleurs…. »

« Meurtriers… »

« Papa… »



Une main alors saisit votre épaule. Aussitôt le livre s’arrête. Vous vous retournez violemment. Une jeune femme aux boucles d’or vous accueille, ses mains dégantées.
- Puis-je vous aider ?
Vous balbutiez quelques mots. Elle pose une main sur votre nuque. Vous sentez un léger picotement à l’endroit où se tient sa paume.
- Chut… vous semblez avoir vu un fantôme, dit-elle avec son sourire agréable.
Vous commencez à perdre l’équilibre. Vous voyez flou, mais le peu de traits que vous observez chez cette personne vous prouve que….

Non …. C’est impossible.

Et comme si elle vous avait entendu :
- Pardonnez-moi…

Tout se voile.




~Fermeture du cœur, retour aux Normes~




Votre tête est douloureuse. Vous vous relevez avec peine, massant votre nuque. Vous entendez alors le bruit d’un verre posé sur une table. Une jolie femme aux boucles d’or s’assoit à vos côtés.
- Puis-je m’asseoir ?
Vous répondez d’une affirmation peu convaincue, vous demandant ce que vous faisiez dans cette auberge.
- Vous avez dormi longtemps, remarque-t-elle en sirotant sa tasse de thé. J’ai pensé qu’une bonne tisane vous remettrait les idées en place.
Vous observez la jeune inconnue, son sourire est resplendissant mais si mystérieux. Vous lui demandez si vous ne vous êtes pas déjà rencontrés auparavant. Elle éclate de rire. Son rire est une symphonie, une mélodie cristalline. Elle plaque sa main gantée à sa bouche pour se reprendre.

Vous lui faites remarquer qu’elle est magnifique. Elle ne rougit pas mais semble émue par votre compliment. Mais quand vous lui demandez son nom, elle semble hésiter.
- Retenez une chose. Je suis telle la mélodie du temps, une symphonie variante. Voilà tout ce que vous devez savoir sur moi. Sur ce, je vous souhaite une agréable nuit. Pleins de rêves, et de malices. !

Elle quitte l’auberge d’un pas gracieux et aérien, un carnet de cuir rouge dans ses mains.

Quelle étrange personne que voilà.

Vous buvez votre tisane tranquillement, surpris de voir que vous manquiez autant de sommeil pour dormir dans cette auberge.


"On oublie souvent qui on est. Mais, on oublie rarement qui on a été..."" ~ Lilly Doll.
"Noble, connard, paysan, voleur. Au fond qu'importe le rang. On se retrouvera tous dans le même trou!" ~ Maud Mirage
"Le vent de lève..." "...Il faut tenter de vivre. " ~ Lys et Bertille Monroe
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